Le test de raisonnement verbal compte 20 questions en 35 minutes, soit environ 1 minute 45 secondes par question, et se passe dans votre langue 1. Sa note est aussi la seule de la partie 1 reprise dans le classement du concours AD5 : c’est le test à préparer en priorité. Voici comment une question est construite, les pièges des propositions fausses, un exemple corrigé et une méthode adaptée au temps dont vous disposez.
À quoi ressemble une question
Chaque question tient en un seul paragraphe de texte informatif, d’environ 70 à 130 mots en anglais, sur des sujets qui vont des sciences à l’histoire ou à l’économie. En dessous, la question est toujours la même : il faut trouver laquelle des quatre propositions est correcte. Une seule découle du texte, et du texte seul. Aucune connaissance de l’UE n’est requise. Vos connaissances générales peuvent même vous induire en erreur, car la question porte sur ce que dit le texte, quoi que vous sachiez par ailleurs.
Dans les dix questions de raisonnement verbal de l’exemple de test de l’Office européen de sélection du personnel (EPSO), la bonne proposition relève de l’un de ces trois types : la reformulation fidèle d’une phrase, deux ou trois informations tirées de phrases différentes et réunies en une seule, ou une déduction en une seule étape, à laquelle le texte oblige. Elle reprend rarement le texte mot pour mot : chercher les mots du texte dans les propositions est donc un mauvais réflexe.
Pourquoi il compte plus que les deux autres tests
Il faut 10 sur 20 pour réussir ce test. Ensuite, seule la note de raisonnement verbal continue de compter : 40 % du classement préliminaire et 35 % du classement final. Chaque point supplémentaire obtenu en novembre vous fait progresser dans un classement où environ 117 candidats se disputent chaque place. Le détail figure dans notre guide des notes minimales et du classement.
Les neuf pièges des propositions fausses
Chaque proposition fausse doit pouvoir être réfutée à partir du texte, et dans les faits, toutes reposent sur un petit nombre de procédés. Voici les neuf pièges sur lesquels nous construisons nos propres propositions fausses, d’après une lecture attentive de l’exemple de test d’EPSO :
- L’inversion : la proposition dit le contraire du texte. Le texte dit que les loyers ont baissé après la fermeture de l’usine ; la proposition dit qu’ils ont augmenté.
- La formulation absolue : « seulement », « toujours », « jamais » ou « tous », là où le texte nuance. Le texte dit que la plupart des visiteurs arrivent en train ; la proposition dit qu’ils n’arrivent qu’en train.
- Le glissement de quantité ou de fréquence : « la plupart » pour « certains », « souvent » pour « parfois », « beaucoup » pour « quelques-uns ».
- La cause ou la comparaison ajoutée : le texte rapporte deux faits, et la proposition affirme que l’un a causé l’autre, ou que l’un est plus important, sans aucun appui dans le texte.
- Le faux lien : deux termes voisins dans le texte sont réunis dans une affirmation que le texte ne fait jamais.
- Ce que le texte ne dit pas : une proposition vraisemblable, peut-être même vraie dans la réalité, mais absente du texte. C’est le piège le plus difficile à repérer quand le sujet vous est familier.
- La confusion de noms : deux noms, lieux ou groupes proches, intervertis.
- Les chiffres amalgamés : deux chiffres tirés de contextes différents, lus comme une tendance ou une comparaison.
- La généralisation abusive : ce qui valait pour une région, un cas ou une période devient vrai pour tout le pays, tous les cas ou toutes les époques.
Un exemple corrigé
Voici une question de notre cru, au même format. Donnez-vous 1 minute 45 avant d’afficher la réponse.
Les marais salés côtiers stockent le carbone dans leurs sols bien plus vite, à l’hectare, que la plupart des forêts, car la vase gorgée d’eau ralentit la décomposition des végétaux morts. Une étude menée dans l’estuaire de Larrow a montré que les marais restaurés au cours des vingt dernières années avaient déjà atteint environ les deux tiers de la densité de carbone des marais naturels voisins. Parmi les sites restaurés, les densités les plus élevées s’observaient sur ceux que la marée inondait deux fois par jour ; les sites que la mer ne rejoignait qu’aux grandes marées accumulaient le carbone plus lentement. Les auteurs mettent en garde : la montée du niveau de la mer pourrait submerger entièrement certains marais, et leurs chiffres ne portent que sur les trente premiers centimètres du sol.
Parmi les propositions suivantes, laquelle est étayée par le texte ?
- A)Les marais restaurés de l’estuaire de Larrow stockent désormais autant de carbone à l’hectare que les marais naturels
- B)Parmi les marais restaurés, ceux que la marée recouvrait le plus souvent contenaient le plus de carbone à l’hectare
- C)La montée du niveau de la mer submergera entièrement certains marais salés
- D)Les marais salés stockent le carbone plus vite que la plupart des forêts parce que leur vase contient davantage de matière végétale
Voir la réponse et l’explication
La bonne réponse est B.
- La proposition B est juste. Le texte indique que, parmi les sites restaurés, les densités les plus élevées s’observaient sur ceux que la marée inondait deux fois par jour, et que ceux que la mer ne rejoignait qu’aux grandes marées accumulaient le carbone plus lentement. B réunit ces deux informations en d’autres mots.
- A modifie une quantité : les marais restaurés n’avaient atteint qu’environ les deux tiers de la densité de carbone des marais naturels.
- C transforme une mise en garde en certitude. Les auteurs écrivent que la montée de la mer pourrait submerger certains marais, et « submergera » affirme davantage que « pourrait ».
- D avance une autre cause. Le texte attribue ce stockage rapide à la vase gorgée d’eau, qui ralentit la décomposition, et ne dit rien de la quantité de matière végétale que contient la vase.
Une méthode pour 105 secondes
- Lisez le texte une seule fois, à votre rythme de travail. Repérez ce qu’il affirme, ce qu’il se contente de suggérer, et chaque nuance : « certains », « peut », « la plupart », « souvent », « environ ».
- Prenez les propositions une par une et cherchez dans le texte les mots qui rendent chacune vraie. Barrez toutes celles que vous pouvez réfuter.
- Confrontez la proposition restante au texte exact. S’il en reste deux, comparez ce qu’elles disent de la quantité et de la portée : l’une des deux va plus loin que le texte.
- Passez à la suite au bout de deux minutes environ. Choisissez la proposition qui vous semble la meilleure, marquez la question et revenez-y s’il vous reste du temps. L’avis de concours prévoit une note fondée sur le nombre de bonnes réponses et ne mentionne aucun point retiré pour les mauvaises : ne laissez donc jamais une question sans réponse.
- Servez-vous de l’élimination des propositions. Sur la plateforme, vous pouvez barrer les propositions déjà écartées : vous n’avez plus à les relire.
Si vous passez le test en français
Le chronomètre est le même dans toutes les langues ; la longueur des textes, elle, varie. Mesurés sur l’exemple de test d’EPSO, les textes sont plus longs d’environ un cinquième en français, en italien, en espagnol, en grec et en roumain qu’en anglais. Vous avez donc moins de temps par mot, et la vitesse de lecture pèse davantage. Entraînez-vous dans la langue dans laquelle vous passerez le test, car les pièges se logent dans de petits mots comme « la plupart », « seulement » ou « souvent », et ils fonctionnent un peu différemment d’une langue à l’autre.
Comment s’entraîner
- D’abord sans chronomètre, pour la précision. Travaillez une série de textes et nommez, pour chaque proposition écartée, le piège qu’elle utilise. La vitesse vient quand on reconnaît les pièges d’un coup d’œil.
- Ensuite en temps limité, par séries de 20, en 35 minutes, à l’écran.
- Reprenez chaque erreur, y compris les questions réussies par chance : trouvez les mots qui décident de la réponse.
Chacun de nos six tests blancs comprend 20 questions de raisonnement verbal de ce type, en français comme dans les autres langues du site, avec un corrigé détaillé : pour chaque proposition fausse, il cite les mots du texte qui l’écartent. Le test gratuit en compte 20, lui aussi. Pour organiser votre préparation, consultez notre plan sur trois semaines.
Gratuit
Passez un test d’entraînement gratuit
Une partie 1 complète : 40 questions en 65 minutes, en trois tests chronométrés séparément, avec vos notes et un corrigé détaillé pour chaque question à la fin. Aucune carte bancaire n’est demandée.
Questions fréquentes
Combien de questions compte le test de raisonnement verbal du concours EPSO AD5 ?
20 questions en 35 minutes, dans votre langue 1. La note minimale est de 10 sur 20.
De combien de temps dispose-t-on pour chaque question de raisonnement verbal ?
35 minutes pour 20 questions, cela fait en moyenne 1 minute 45 secondes par question. Vous pouvez circuler librement entre les questions du test : le temps gagné sur une question facile peut servir pour une plus difficile.
La note de raisonnement verbal compte-t-elle pour le classement AD5 ?
Oui. C’est la seule note de la partie 1 qui compte : 40 % du classement préliminaire et 35 % du classement final.
Faut-il connaître l’UE pour le test de raisonnement verbal ?
Non. Les textes portent sur des sujets généraux et la réponse doit découler du texte seul. Vos connaissances personnelles peuvent vous mener vers une proposition vraie dans la réalité, mais que le texte n’étaye pas.
Sources
Toutes les informations sur le concours données dans ce guide proviennent de ces pages. Consultez-les avant de vous fier à une date : elles peuvent avoir changé.